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Je crois au souffle du jardin,
que ton cœur chante.
Je crois à la senteur des chemins,
au parfum des fleurs,
à la couleur du ciel.
Jacques Nieuviarts
Entre deux champs se cache un vallon escarpé. Une rangée de grands arbres annonce discrètement au loin sa
présence. On y descend au milieu d'un taillis de fougères et d'arbustes.
Avec Anatole, nous aimons venir parfois explorer ce paradis discret qui donne l'impression d'être à l'écart du monde. Par ce matin de printemps, nous voici partis tenter l'aventure. Le soleil transperce facilement la voute des arbres encore peu feuillus.
Nous voici arrivés au bord du ruisseau qui coule au fond du vallon. Les questions fusent. Cette plante ?
Une prêle qui apprécie visiblement l'humidité de ce sous-bois, tout comme les fougères dont nous repérons les différentes variétés. Cet oiseau dont en entend le chant (houp-oup-oup) ? Une huppe solitaire.
Quelques vieux arbres vermoulus sont tombés par dessus le ruisseau. Nous préférons le passer d'un saut. Et nous décidons d'aller explorer la pente d'en face. Nous la montons. En arrivant en haut, surprise ! nous découvrons un autre vallon abritant un autre ruisseau, plus petit, qui doit être un affluent du précédent. Instantanément, notre aventurier en herbe décide de coloniser cet endroit et construit un port avec quelques bouts de bois. Puis, il tente l'aventure de la navigation et lance dans le courant quelques embarcations fragiles.
Midi approche, la faim se fait sentir et prend le pas sur l'aventure. Nous abandonnons Port-Anatole à son sort. Nous reviendrons au prochain séjour.
bises
Merci,mon cousin,pour ces beaux paysages,qu'avec toi,j'ai aperçus.