Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 10:00

 

Le massacre survenu récemment en Norvège pose avec force la question du lien entre l'homme et le mal. Question qui dépasse largement le contexte du drame mentionné, et qui concerne tout homme, même s'il n'en arrivera jamais à commettre des violences aussi extrêmes.

 

« Mais il nous appartient de prendre conscience des pulsions de mort qui sont en nous. L'appartenance à l'humanité nous condamne à commettre le mal. Dieu prend au sérieux la liberté de l'homme, au point de le laisser capable de commettre certains actes. En retour, cette liberté est la preuve qu'il n'y a pas de fatalité au mal : aucune situation n'est irrémédiable. Dès lors, sans verser dans un optimisme naïf, il n'y a pas lieu de désespérer de l’homme. De nombreux récits, notamment de survivants ayant résisté au pire, prouvent que la force de vie peut toujours surgir. Cette capacité à échapper au mal est de nature à soutenir l'espérance. »

 

Père François Euvé, jésuite et doyen de la faculté de théologie du Centre Sèvres

 

Par Le pèlerin - Publié dans : Vivre chaque jour - Communauté : Chemins d'humanité
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