Faudrait-il être pauvre de cœur, pleurer et être persécuté pour connaître le bonheur selon Dieu? C'est ce qui apparait si nous lisons le texte des Béatitudes de façon littérale, ligne par ligne. Essayons de le saisir de façon plus globale dans sa source même, dans ce qui motive cette série d'affirmations.
Jésus nous propose quelque chose qui ressemble à un portait de Dieu. Dieu est pauvre de cœur, doux, miséricordieux, il est paix et justice. Il est tout cela parce qu'il est Amour. Et l'amour ne s'impose pas, et l'amour est vie. Et l'amour vécu ainsi est bonheur. Il n'est pas tellement question ici de sentiment, mais surtout d'une façon d'être en relation. C'est la façon du Père d'être en relation avec son Fils. Et cela leur donne un bonheur profond.
Jésus est venu parmi les hommes pour se faire le chantre et le témoin d'un tel amour. Rien ne peut ni ne doit nous séparer de l'amour de Dieu. Cet amour est à vivre totalement et jusqu'au bout, quels que soient les obstacles qui puissent s'y opposer, même au risque de la médisance, de la persécution et de la mort. Il faut aussi considérer qu'amour, paix et justice constituent un essentiel sur lequel on ne peut céder. Et celui qui maintient sauf cet essentiel malgré les obstacles rencontrés connaît à son tour le bonheur de Dieu.
Fêter tous les Saints, c'est fêter tous ceux qui, de façon humble et souvent très discrète, ont su vivre de façon exemplaire de l'amour de Dieu. C'est aussi pour nous entrer dans ce désir d'être enfants d'un Père qui est amour. Les Béatitudes nous présentent pour cela un certain nombre de propositions qui peuvent nous conduire à notre tour sur ce chemin de bonheur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
(Mt 5, 1-12a)
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