Partager l'article ! La grâce de l'imprévisible: Solitude dans la foule, automobilistes impatients, silence dans le tintamarre ...
Je crois au souffle du jardin,
que ton cœur chante.
Je crois à la senteur des chemins,
au parfum des fleurs,
à la couleur du ciel.
Jacques Nieuviarts
Solitude dans la foule,
automobilistes impatients,
silence dans le tintamarre de la ville.
Tels des touristes, des pigeons paisibles
occupent le pont d'une péniche
qui descend lentement la Seine.
Dans le Jardin des Tuileries,
un héron semble s'être égaré,
fuyant d'un vol troublé
un pigeon qui le pourchasse nerveusement.
Sous les marronniers indifférents qui roussissent,
des mots étrangers émergent des conversations,
éclatant comme des bulles irisées.
Un groupe de convives se lève dans un grand brouhaha,
les pigeons s'abattent avec frénésie
sur les restes laissés dans les assiettes.
Le serveur s'indigne vainement au milieu du désordre.
La grâce est là dans ces instants fugitifs
que ne peuvent percevoir
que les rêveurs guettant l'imprévisible.