Partager l'article ! Emeutes de la faim! Combat pour la vie!: Ce titre terrible fait la Une de la presse internationale depuis quelques semaines... sauf au Cam ...
Je crois au souffle du jardin,
que ton cœur chante.
Je crois à la senteur des chemins,
au parfum des fleurs,
à la couleur du ciel.
Jacques Nieuviarts
Ce titre terrible fait la Une de la presse internationale depuis quelques
semaines... sauf au Cambodge !
Et pourtant les prix s'emballent depuis janvier dernier : le riz a augmenté de 150 %, le gaz de 200 %, la viande et le poisson de 120 %, les briques de construction de 300 %.... Les commerçants
ont du mal à suivre l'augmentation galopante des prix d'un jour à l'autre ! La spéculation sur les terrains est affolante, le bout de rizière que j'avais acheté il y a 2 ans pour construire
l'Institut Saint François, a vu son prix se multiplier par 10 (1000 % !), ces 3 derniers mois.
Silence dans les rues. Silence des politiques. Silence des pauvres. Car ici les manifestations sont interdites. Alors personne n'ose élever la voix. Généreusement, le gouvernement a demandé que
les salaires des ouvrières soient relevés de 6 dollars passant ainsi à 56 dollars ! Cache-misère, quand on sait que les 300 000 ouvrières des usines de coutures n'ont plus la possibilité
d'envoyer quelques dollars providentiels à leurs familles, pire encore elles ont a peine de quoi se nourrir : à quoi bon travailler ?
Les riches spéculent sur les terres, les pauvres vendent leurs rizières à prix d'or pour s'acheter motos et téléphones et quand il n'y aura plus d'argent, comment les mères de familles nourriront
leurs progénitures ?
Les puissants de ce monde se réunissent pour poser quelques sparadraps sur les ventres affamés des plus pauvres. Un sac de riz, des haricots, de l'huile et demain que restera-t-il ? Des ventres
tendus, des visages émaciés, des grands yeux hagards ?
Notre complexe scolaire et universitaire Saint François avec ses formations en agriculture et en informatique se met au service des plus pauvres pour leur donner un avenir et leur permettre de se
prendre en main sans être dépendant du bon vouloir de ceux qui possèdent tout.
Dans ce bout de rizière, il n'y aura pas d'émeutes de la faim. Il y a un combat pour la vie. Jésus lui-même vivait avec les plus pauvres et en prenait soin avec un amour spécialement
bienveillant en leur annonçant le Bonheur et la Vie en abondance !
Soyons de ce combat ! Ils sont plus de 300 qui ont besoin d'être parrainés pour poursuivre leur scolarité à Saint François !
Père Olivier Schmitthaeusler,mep
Vicaire Général
Coordinateur du complexe scolaire Saint François
14 décembre 2008 - L'écho des rizières
Site des Amis de la rizière